Jean-Marc Petit
9 mai 2018

Rang du dernier intégré comme dernier appelé un peu risqué

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Modifié :  9 mai 2018

 

L'idée de la maîtrise d'oeuvre de Parcoursup est d'utiliser le rang du dernier intégré l'an dernier comme nombre de candidats à appeler.

C'est à dire le nombre de jeunes recevant de votre part un "oui" dès le 22 mai correspondrait à ce nombre.

En fait, si vous avez une capacité de 40 avec un over booking de 20%, vous devriez en appeler 48 et ce sont les 48 premiers de votre classement qui recevraient un "oui". Sauf que dans le nouveau système sans classement des voeux avec voeux multiples, les jeunes recevront plusieurs "oui" parmi lesquels ils en choisiront un et abandonneront les autres . Il est probable qu'en première instance l'érosion soit forte sans compter les "en attente" qui risquent de se libérer à votre détriment.

La proposition est donc de dire que si l'an dernier pour faire une classe de 40 à 48 le dernier intégré était le 500ème autant en appeler directement 500. Donc 500 jeunes vont recevoir un "oui" de votre part dès le 22 mai.

On voit bien l'intérêt côté portail de procéder de la sorte pour accélérer la procédure et afficher le moins possible de candidats sans proposition. Toutefois à défaut de recul sur le modèle de cette année cette possibilité est un peu risquée, dans la mesure où vous pourriez avoir un nombre de jeunes très supérieur à 48 et donc de vos moyens horaires et capacité de vos locaux qui finalement retiennent votre proposition parmi les 500 à qui vous aurez dit oui.

C'est jouable pour les classes dont l'effectif final reste habituellement éloigné de leur capacité théorique, plus risqué pour les autres.

Même si l'on peut imaginer que le jeu des candidatures multiples devrait aboutir à rang plus éloigné que les années précédentes pour le dernier intégré. D'où l'importance de descendre plus bas que d'habitude sur le nombre d'étudiants classés, en prenant bien en compte le profil des candidats et non le nombre des classés l'an dernier.

JMarc Petit

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  • v.dore
    26 juil. 2018

    Sommes-nous tenu d'accepter un candidat Parcoursup classé dans une section de STS alors qu'il n'a pas obtenu son BAC ? Pour moi c'est la décision du chef d'établissement qui prime, mais n'ayant pas précisé cette obligation dans les paramètres Parcoursup j'ai un doute. Merci de vos conseils. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000718344&categorieLien=id Art. 6. - La préparation du brevet de technicien supérieur par la voie scolaire et par la voie de l'apprentissage est ouverte aux candidats qui: a)Soit sont titulaires du baccalauréat technologique; b)Soit sont titulaires d'un baccalauréat général ou professionnel ou d'un titre ou diplôme classé ou homologué au niveau IV par la commission d'homologation des titres et diplômes de l'enseignement technologique, ou du diplôme d'accès aux études universitaires; c) Soit ont accompli la scolarité complète conduisant à l'un des grades, titres ou diplômes précités et dont les aptitudes auront été reconnues suffisantes par la commission mentionnée à l'article 7 du présent décret. Peuvent également être admis par décision du recteur prise après avis de l'équipe pédagogique des candidats ayant suivi une formation à l'étranger. Art. 7. - L'admission dans une section de technicien supérieur de l'enseignement public est organisée sous l'autorité du recteur qui définit, avec les chefs d'établissements d'accueil, les conditions de la mise en place et du déroulement de la procédure d'admission. Elle est prononcée par le chef de l'établissement d'accueil, après qu'une commission d'admission formée principalement des professeurs de la section demandée a apprécié la candidature de chaque étudiant postulant.
  • renasup
    29 juin 2018

    1. Seuls les étudiants des établissement supérieurs sont concernés. Les lycées, même quand ils proposent des formations supérieures (CPGE, BTS, DCG, DNMADE, DECESF,...) ne sont pas du point de vue administratif des établissements d’enseignement supérieur. Donc leurs étudiants ne sont pas redevables à ce niveau. 2. Lorsque les étudiants, au titre des conventionnements divers prennent une inscription à l'EPSCP, ils deviennent redevables. 3. Seuls les EPLE (lycées publics) sont tenus de conventionner, même si pour sécuriser les parcours pour les étudiants et de ne pas être pénalisé en communication, le privé a également intérêt à conventionner. 4. Lorsqu’il y a convention, la démarche d’inscription est individuelle, il appartient donc aux étudiants de s’inscrire. 5. La circulaire Bonafous (DGESIP en 2014) envisage le cas où un étudiant ne s’inscrirait pas à l’université en indiquant que dans ce cas il renonce aux bénéfices des dispositions prévues par la convention. ( Accéder à la circulaire ) 6. Il y a tout intérêt à faire signer aux étudiants et leurs familles une note par laquelle ils ont eu connaissance de ces dispositions de telle sorte qu’un étudiant n’ayant pas pris cette inscription à l’université et à ce titre ne bénéficiant pas d’une attestation d’ ECTS ne se retourne vrs vous en disant qu’il ignorait cette disposition.
  • renasup
    7 juin 2018

    Un certain nombre d'établissements notamment de CPGE semble nous indiquer une remontée très lente des listes en raison d'une tendance des élèves à garder leurs voeux en attente au-delà du raisonnable. Dès lors cela amène les établissements à attendre au risque de ne jamais se remplir, ou élargir le rang d'appel au risque d'être en sureffectif. Les délais et conditions de réponses côté élèves sont probablement à repenser. Nous en faisons état au Ministère de cette difficulté, ne serait ce qu'en vue de l'an prochain.