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édito d'Yves Ruellan

Avril 2024

Diplomation / Certification :

Un parcours possible pour chacun!

 

 

 

Parmi les richesses de notre réseau, le maillage territorial de nos établissements et nos ensembles scolaires proposant des formations de la maternelle à Bac+3/5.

Cette proposition d’une scolarité au long cours, rassurant pour les familles, nous oblige.

Parmi les points d’attention :

L’engagement que prend l’Institution à amener chaque apprenant à sa propre excellence sans que sa réussite prenne l’apparence d’une course d’obstacles…  pour se situer dans les 100% de reçus au baccalauréat ;

Le soin porté aux rites de passage d’un cycle à un autre afin que le jeune n’ait pas l’impression de vivre presque 20 années de sa vie dans le même environnement ; ce sera d’autant plus vrai si l’établissement propose de l’enseignement supérieur où la notion de campus devient incontournable.

La proposition de parcours de formation divers et répondant à ce qui devient la norme : le niveau Bac+3.

Ce dernier point fera le cœur de mon propos.

Longtemps, l’offre d’enseignement supérieur de nos lycées s’est limitée aux CPGE et BTS. Ces formations se situaient dans une certaine opposition puisque les CPGE préparaient à une poursuite d’études alors que les BTS signifiaient une fin de scolarité. Elles se situaient plus comme du post-lycée que du véritable Sup, avec ses avantages comme le contrat d’association et ses inconvénients car perçus par nos jeunes comme un continuum devenant pesant.

Depuis quelques années, plusieurs de nos établissements développent de nouveaux modèles comme des Campus pour lutter à armes égales avec d’autres acteurs de formation. Cette orientation indispensable qui apporte un cadre de vie : locaux, ressources et matériel, RH dédiée, services divers doit se doubler d’une offre de parcours pluriels permettant aux jeunes d’accéder aux plus hauts niveaux de qualification.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Diplomation

Regardons du côté de la diplomation. En dehors de quelques diplômes d’Etat comme les DCG, DECESF, DNMADE, nos structures n’ont pas accès directement à la diplomation au niveau Bac+3 ni aux suivants ! Nous sommes dans l’attente d’arbitrages ministériels sur les questions du nouveau Label et de ses répercussions sur la possibilité d’accéder aux Bachelors visés/gradés.

Les possibilités d’y accéder relèvent donc de la bonne volonté de partenaires : Universités pour des Licences généralement professionnelles, Grands établissements comme le CNAM pour des Licences académiques et/ou professionnelles.

Parfois l’accès à ces licences passe par l’intermédiation des Instituts/universités Catholiques.

 

Certification

Devant la difficulté de diplômer et afin de proposer une poursuite d’études à nos 50 000 jeunes issus de STS, nos établissements se sont tournés vers les Titres inscrits au RNCP[1]… comme nombre d’officines commerciales de plus en plus en concurrence avec eux !

Par le passé, ce modèle a été peu exploré par les établissements catholiques dont très peu sont devenus certificateurs. L’offre vient donc de l’extérieur avec des acteurs publics comme le Ministère du Travail via les DREETS ou le  CNAM, du système associatif dont les Instituts catholiques ou des Ecoles de la Fesic  et plus majoritairement du secteur marchand.

RenaSup s’est engagé dans une politique partenariale pour répondre aux besoins des établissements en privilégiant les certificateurs portant des valeurs proches des nôtres et  en veillant à éviter certaines dérives  liées aux stratégies des grands groupes du secteur lucratif.

Les titres RNCP seraient-ils devenus la panacée ?

  • Oui, car ils sont reconnus par les conventions collectives des branches et entreprises. Oui, car les formations peuvent être proposées en apprentissage, à telle fin que nous pouvons compter sur la publicité des officines commerciales qui ont trouvé là un nouveau modèle de développement.

  • Non car leur objet premier est d’intégrer les formés dans le monde du travail au niveau de formation effectif et au niveau de salaires des grilles salariales… et donc ne permettent pas, par nature, la poursuite d’études sans remettre en question le Titre du certificateur.

  • Non, car leur durée de vie est limitée par renouvellement ou non tous les 1,3 ou 5 ans.

  • Non car nous finançons le secteur marchand et ainsi alimentons leur propre développement à nos dépens car quelquefois concurrent y compris en STS !

 

Diplomation ou certification ?

Évitons les réponses simplistes ! Nous avons vu que l’offre doit être adaptée aux profils des jeunes ; si leur sociologie les conduit vers des études longues, les Titres inférieurs au niveau 7 ne sont pas une réponse.

S’il s’agit d’une réponse à une branche professionnelle, alors il faut privilégier les Titres[2].

Cette question a rejoint le Secrétariat général de l’Enseignement catholique qui a confié à un groupe de travail composé des structures intéressées dont je rappelle l’enjeu : « Élaborer une approche collective des questions de certification. Une vision globale et un sens commun doivent se dessiner sans remettre en question la subsidiarité et la souplesse nécessaire à une adaptation aux réalités locales. Comment s’adapter aux transformations et faire force du collectif ? ».

Sans demander des faveurs, le réseau de l’Enseignement catholique fort de ses 90 000 étudiants dans 525 structures associatives mériterait un traitement spécifique.  En tant qu’Organisme de l’Enseignement catholique RenaSup est attelé à cette mission au service des établissements du réseau.



[1] Répertoire National des Certifications Professionnelles
[2] Bachelor RMEC déployé par RenaSup pour l’Ordre des experts-comptables.

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